
Au Sud de l'Essonne les dessins de représentations humaines au mésolitique se shémathisent fortement pour initier des représentations antropomorphes. Les gravures sont faites de trais fins multiples.
Les anthropomorphes de cette période ne sont pas sexués, malgré tout certains chercheurs qui les ont étudiés pensent que les hommes sont filiforme et les femmes recouverte d'une sorte de vètement qui leur donne un aspect fantomatique.
Cette période est marquée par un symbolisme très fort, avec l'apparition de plusieurs styles d'art, dépendant : des époques, des régions et des cultures.
Il semble exister plusieurs écoles de pensées artistiques, avec des zones bien marquées.
Parmi les plus identifiables :
- Il y a l'art cruciforme qui couvre une zone assez large couvrant le Centre Est de la France et des parties de la Suisse et l'Italie, avec différentes variantes.
Cet art est resté longtemps méconnu et mal étudié, du fait que la croix semblait en faire un art chrétien que l'on datait du début des périodes historiques.
- Un autre courant artistique est représenté par certains dessins du Val Camonica avec des aurants antropomorphes moins rigides. Il est réparti sur des zones parfois communes avec l'art précédent sans que l'on sache bien les différencier et dater.

Gravures antropomorphes cruciformes
du néolithique

Gravures antropomorphes à orants
du néolithique.


En Italie.

Sud du massif central.

L'art cruciforme
L'art cruciforme semble assez lié aux zones des pierres à cupule et est très présent en montagne.
Son style assez ancien et caractéristique semble une évolution de motifs mésolitiques.
Les versions en traits fins pourraient être plus anciennes et pourraient précéder celles à traits épais. Cest types cruciformes pourraient être un peu plus anciens que les orants, ils cohabitent sur certains sites, sans preuvent pour le moment je pense V eme ou IVeme millénaires.
La forme de ce motif ne se prete pas facilement à un marquage sexué, mais certains cruciformes marquées d'une cupule en bas pourraient être pour représenter les femmes sur certains sites.
Son positionnement géographique et stylitique pourrait signifier qu'il est réalisé par des peuplades mésolitiques évolués ayant aquisent certaines pratiques néolitiques
et occupant des zones de chasse refuge dans les massifs à des périodes aux températures plus clémentes, probablement entre 6000 et 3000 ans BC environ à préciser.
Ils pouvaient vivre de chasse, d'élevage et de troc avec des néolitiques des zones plus basses et des plaines et assimilés des pratiques similaires de cultures.
Ils aurraient selon mon sentiment privilégiés les adrets dans des zones un peu dégagées entre feuillus et pinedes, entre 1000 et 1600 m d'altidude.
Et pourrait être à l'origine du troc des pierres dures, de sels,... inter vallées, et un rôle de guides de passages.
Ce mode de vie complémentaire et varié leur aurrait permis de concerver une spécificité stylistique et une certaine indépendence. Pendant quelques siècles avant d'être absorbés.
Ce n'est qu'une hypothèse de travail, mais qui repose sur une analyse fine du contexte. Les constatations archéologiques sont encore trop macro pour faire ressortir ce genre de détails,
mais avec le temps et d'autres recherches, on devrait pouvoir mieux comprendre ces phénomènes.
On peut reconaitre différents styles de cruciformes: le plus simple et peut être ancien semble être représenté par des croix simples et fines, ensuite un style plus répendu est formé de traits plus forts, ensuite apparait le style cruciforme cupulé, et enfin on rencontre plus rarement le cas singulier des cruciformes potencés.
Une autre particularité de ce style c'est le grand nombre de ces figurines humaines répétitives là où ont les trouvent qui tranche avec les autres styles dans d'autres zones où l'humain est bien souvent plutot absent.
Au Monte Bracco en Italie il y a des antropomorphes qui sont un mixte cruciforme et orant, le haut des figures est cruciforme et le bas avec deux jambes comme pour les orants.
Un des problèmes avec les cruciformes c'est qu'ils sont systématiquement attribués aux époques historiques et le plus souvent au moyen age. Il existe des exemples de croix gravées pour christianiser des lieux, qui ressemblent dans certains cas aux croix que nous pensons néolithiques.
Les cruciformes cupulés, dans des lieux ou de nombreuses autres ouvrages néolithiques sont présents, sont moins contestables.
Il faut des études plus importantes sur ce sujet qui a beaucoup de choses à nous apprendre.
Il faut donc une certaine remise en cause de nombreux dogmes pour faire accepter et valider leur anciennetée néolithique suposée.
Une étude approfondie de ces croix et de leur contexte devrait être menée pour mieux les dater et les cataloguer afin de mieux comprendre leur contexte d'utilisation.

L'art des orants
Les antropmorphes en position d'orant, sont beaucoup plus courant et répendu que ceux en croix et sur une plus vaste zone couvrant plusieurs pays sur toute l'Europe du sud. Il en existe de nombreuses variantes sur une période assez étendue, des IV au II eme milénaires environ.
Les orants arondis étant plus anciens et les orants à membres perpendiculaire plutot vers l'age du bronze.
Certains de ces orants semblent sexués, le sex mâle est marqué simplement par un petit trait vertival entre les jambes, les femelles sont signalées par un point au lieu du trait ou autre varainte par un ou deux points au niveau de la poitrine.

Gravure d'antropomorphe à orant sexué mâle.
Roca de Tino Traversella (TO) Italie
(photo A. Arcà - GRCM 1995)

Gravures antropomorphes à orants
du néolithique ici au Val Canonica en Italie.
| Type | Savoie Col de la Vanoise |
Italie Traversella (TO) |
Italie Paspardo |
|---|---|---|---|
| Antropomorphe double orant arqué |
![]() |
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| Type | Italie Paspardo roccia Dos Costapeta 1 |
Italie Val Canonicaii |
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|---|---|---|---|
| Antropomorphe double orant angle droit |
![]() Photo A. Fossati Le Orme dell’Uomo |
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L'art antropomorphe du Mont Bégo
Au Mont Bégo les antropomorphes schématiques sont peu visibles, ils sont minoritaires par rapport à d'autres formes plus diverses et moins codifiées.

Les arts néolithiques et mésolithiques de la péninsule ibérique Espagne et Portugal.

Conclusion
L'évolution des styles des antropomorphes shématiques, ne semble pas être linéaire, mais plutot paralèles, avec des styles qui ont des évolutions régionales plus ou moins indépendantes les une des autres. Les modes de gravures se décomposent en plusieurs techniques. Une pictées que l'on retrouve en Italie au Val Camonica et en France au mont Bégo, on en trouve aussi en France en Maurienne. Et une autre zone avec technique de gravure plus large et profonde non pictée au nord ouest de l'Italie, au Tessin en Suisse, en Savoie, et dans le Massif centrale. Ces deux unitées stylistiques sont accompagnés par des forrmes d'antropomorphes shématiques, différentes. La première comporte des orants aux bras et jambes à angles droits au style proche de ceux existants en Sardaigne, et à la limite entre les deux styles des orants arqués. Dans la seconde zone ce sont principalement des antropomorphes cruciformes, ils sont très liés au phénomène des pierres à cupules. La zone des pierres à cupule elle, est bien plus étendue. Ces deux ensembles stylistiques semblent marquer deux cultures ben diférentes, sont elles contemporaines ? Celle du sud semble plus tardive à cheval sur le néolitique final et l'age du bronze. Celle du nord semble plus ancienne, on n'y vois pas de représentation d'armes ou d'animaux et son expression est peu compréhensible et moins concentrée.